Taux de létalité de l’infection par le COVID-19 stratifié par âge chez les personnes non âgées, renseigné à partir des études nationales de séroprévalence avant la vaccination

Taux de létalité de l’infection par le COVID-19 stratifié par âge chez les personnes non âgées, renseigné à partir des études nationales de séroprévalence avant la vaccination

John Ioannidis

John Ioannidis démontre à nouveau que le SRAS-COV2 n’a jamais été le danger que les médias et gouvernements prétendaient être.

RÉSUMÉ

Il est important d’estimer avec précision le taux de létalité de l’infection (IFR) du COVID-19 chez les personnes non âgées en l’absence de vaccination ou d’infection antérieure, puisque 94 % de la population mondiale a moins de 70 ans et 86 % moins de 60 ans. Lors de recherches systématiques dans SeroTracker et PubMed (protocole : https://osf.io/xvupr), nous avons identifié 40 études nationales de séroprévalence éligibles couvrant 38 pays et disposant de données de séroprévalence avant la vaccination. Pour 29 pays (24 à revenu élevé, 5 autres), des données publiques sur les décès par COVID-19 stratifiées par âge et des informations sur la séroprévalence stratifiées par âge étaient disponibles et ont été incluses dans l’analyse primaire. Les IFR étaient d’une médiane de 0,035 % (intervalle interquartile (IQR) 0,013 – 0,056 %) pour la population âgée de 0 à 59 ans, et de 0,095 % (IQR 0,036 – 0,125 %) pour la population âgée de 0 à 69 ans. La médiane de l’IFR était de 0,0003% pour les 0-19 ans, 0,003% pour les 20-29 ans, 0,011% pour les 30-39 ans, 0,035% pour les 40-49 ans, 0,129% pour les 50-59 ans et 0,501% pour les 60-69 ans. L’inclusion des données de 9 autres pays avec une distribution par âge imputée des décès COVID-19 a donné un IFR médian de 0,025-0,032% pour les 0-59 ans et de 0,063-0,082% pour les 0-69 ans. Les analyses de méta-régression ont également suggéré un IFR global de 0,03 % et 0,07 %, respectivement, dans ces groupes d’âge. L’analyse actuelle suggère un IFR pré-vaccination dans les populations non âgées beaucoup plus faible que celui suggéré précédemment. De grandes différences existent entre les pays et peuvent refléter des différences de comorbidités et d’autres facteurs. Ces estimations fournissent une base de référence à partir de laquelle on peut envisager de nouvelles baisses du RIF avec la généralisation de la vaccination, les infections antérieures et l’évolution de nouveaux variants.

Faits saillants *Dans 31 études nationales de séroprévalence identifiées de manière systématique dans la période précédant la vaccination, le taux médian de létalité de l’infection par le COVID-19 a été estimé à 0,035% pour les personnes âgées de 0 à 59 ans et à 0,095% pour celles âgées de 0 à 69 ans.

*Le taux médian de létalité de l’infection était de 0,0003% chez les 0-19 ans, 0,003% chez les 20-29 ans, 0,011% chez les 30-39 ans, 0,035% chez les 40-49 ans, 0,129% chez les 50-59 ans et 0,501% chez les 60-69 ans.

*Au niveau mondial, le taux d’immunisation avant la vaccination peut avoir été aussi bas que 0,03 % et 0,07 % pour les personnes âgées de 0 à 59 ans et de 0 à 69 ans, respectivement.

*Ces estimations de l’IFR dans les populations non âgées sont inférieures à ce que les calculs précédents avaient suggéré.
Déclaration d’intérêt concurrent

Les auteurs n’ont déclaré aucun intérêt concurrent.

Déclaration de financement

Le travail de John Ioannidis est soutenu par un don sans restriction de Sue et Bob O Donnell. Le travail d’Angelo Maria Pezzullo dans cette recherche a été soutenu par le projet European Network Staff Exchange for Integrating Precision Health in the Healthcare Systems (Marie Skłodowska-Curie Research and Innovation Staff Exchange no. 823995). Cathrine Axfors a reçu un financement en dehors de ce travail de la bourse postdoctorale de la Fondation Knut et Alice Wallenberg (KAW 2019.0561) et des subventions postdoctorales de l’Université d’Uppsala (E o R Borjesons stiftelse ; Medicinska fakultetens i Uppsala stiftelse for psykiatrisk och neurologisk forskning), de la Fondation Suède-Amérique, de la Fondation Blanceflor, de la Société suédoise de médecine et du fonds Marta och Nicke Nasvells. Les bailleurs de fonds n’ont joué aucun rôle dans la conception et la réalisation de l’étude, la collecte, la gestion, l’analyse et l’interprétation des données, la préparation, l’examen ou l’approbation du manuscrit, ou la décision de soumettre le manuscrit pour publication.

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En ligne

Antihistaminiques contre la Covid 19 : que disent les médecins ? Et la recherche ?

Fondation Hippocrate

Primum non nocere

Chers lecteurs,

En France, l’un des faits les plus marquants de la pandémie de Covid 19 aura été la mise à l’écart immédiate et systématique des médecins généralistes. On sait pourtant depuis toujours qu’ils sont le premier rempart en cas d’épidémie. Cela avait été rappelé notamment par une commission du Sénat français dans son rapport n°685 sur l’épidémie H1N1. Les sénateurs avaient recommandé pour la prochaine épidémie que les médecins de ville soient davantage écoutés. Ils sont mieux placés que quiconque pour voir venir l’épidémie et formuler des recommandations aux autorités. (1)

Toutefois, dès janvier 2020, les généralistes ont été écartés par les autorités de santé. Ces dernières ont demandé aux patients de rester chez eux, de ne pas aller voir leur médecin et de prendre du doliprane.

Pourtant, dès le début de l’épidémie, les premières réponses à la maladie ont été proposées par des médecins de ville. L’une d’entre elle a fait son chemin et commence à être validée par de nombreuses données scientifiques. Il s’agit de l’usage de médicaments antihistaminiques. Cette piste thérapeutique a été proposée dès le mois de mars 2020 par le Dr Stéphane Arminjon. (2)
Le SARS-CoV 2 : un virus déroutant
Ce médecin et d’autres de ses collègues ont été frappés au début de l’épidémie par la courbe d’incidence de la maladie. En effet, le SARS-Cov 2 touchait en majorité les personnes entre 20 et 70 ans. Voici la courbe montrée par Stéphane Arminjon :

À l’époque, toute l’attention s’est portée sur les décès qui frappaient les personnes les plus fragiles, notamment les personnes âgées. Cependant, peu de personnes de plus de 80 ans étaient touchées. Le SARS cov 2 touchait 9 fois plus les 30 à 80 ans. Il touchait peu les 20 à 30 ans et n’existait presque pas chez les enfants. Pourquoi ?

Ce fait était d’autant plus marquant qu’il était nouveau. Habituellement, les affections respiratoires comme le rhume ou la grippe touchent d’abord les enfants, notamment les plus jeunes et les personnes âgées.

Le Dr Stéphane Arminjon note une deuxième caractéristique troublante du SARS Cov 2 : le nombre et la variété des symptômes liés à l’infection. D’une personne à l’autre, la situation change du tout au tout. On compte parmi ces symptômes : la fièvre, la toux, la dyspnée c’est-à-dire une sensation de respiration gênante et désagréable, des douleurs thoraciques et une sensation d’oppression sur la poitrine, des myalgies, c’est-à-dire des douleurs musculaires aiguës ou chroniques, localisées ou diffuses, des arthralgies ou douleurs articulaires, des rhinorrhées qui sont des écoulements du nez, des maux de gorge, des maux de tête (céphalées), des diarrhées, des nausées, des vomissements et de la confusion.

À ces symptômes décrits dès les mois de janvier et février 2020, d’autres se sont ajoutés au fil des mois, comme les troubles touchant le sommeil, la mémoire, la concentration, la santé cardiaque et la peau. Différents systèmes du corps humain semblaient être touchés : le système digestif, respiratoire, cardiaque, reproducteur, etc.

Comment expliquer tous ces symptômes sinon par le terrain des patients ? Ce qui changeait d’un patient à l’autre ce n’était pas le type d’infection mais le type de réaction immunitaire. Et les patients mourraient à cause d’elle bien plus que du virus. C’est là qu’intervient l’histamine.
Qu’est-ce que l’histamine ?
Il s’agit d’une cytokine, c’est-à-dire une protéine de signal du système immunitaire. Elle est libérée par des mastocytes, qui sont des globules blancs. L’histamine est présente dans de très nombreux tissus humains. Elle agit au niveau des bronches, de l’estomac, des muscles, de l’intestin, du système nerveux, des artères, de la peau et de l’utérus. On retrouve les organes où le SARS Cov 2 semble agir.

Le rôle de l’histamine est de protéger le corps humain. Elle permet au système immunitaire de répondre à une attaque mais elle peut aussi être produite en excès, auquel cas elle devient toxique. (3)

Il est possible que, chez certaines personnes, le SARS Cov 2 provoque une réaction immunitaire trop violente qui se traduit par une inflammation généralisée et une surproduction d’histamine. Cette théorie expliquerait pourquoi de nombreuses molécules naturelles ou chimiques, ayant un effet antihistaminique, ont une réelle efficacité contre le coronavirus. Ces traitements n’ont pas tant attaqué le virus que calmé le système immunitaire des patients.
Un traitement prescrit en cas d’allergie
L’histamine est surtout connue des allergologues. En effet, on prescrit des antihistaminiques pour soulager de nombreuses allergies. Ce médicament comme son nom l’indique bloque l’histamine. Il permet d’éviter l’emballement du système immunitaire qui dans le cas des allergies peut être dangereux. En effet, comme le savent les allergiques, le danger pour eux vient du fait que leur corps réagit de plus en plus violemment aux attaques d’une même molécule spécifique. (4)

Les antihistaminiques sont donc des médicaments courants. Ils sont utilisés en cas d’oedème ou d’inflammation marquée par une rougeur. Ils servent aussi lorsque les yeux sont rouges et larmoyants ou lorsque les patients éternuent à répétition. Ils permettent de lutter contre l’urticaire, les rhumes allergiques, les allergies alimentaires et les piqûres d’insectes. (4)
Antihistaminiques sédatifs et non sédatifs
Il existe deux générations d’antihistaminiques. La première catégorie a été développée avant la Deuxième Guerre mondiale. Ils agissent plus particulièrement sur le cerveau et la moëlle épinière. Ils ont un effet sédatif. Ils peuvent également provoquer des effets secondaires.

Les molécules les plus utilisées sont : la prométhazine, la dexchlorphéniramine et la cyproheptadine. (4)

La deuxième génération est apparue dans les années 1980. Ils sont moins sédatifs et sont utilisés contre les allergies. Ce sont des médicaments comme la cétirizine et la loratadine.
Certaines de ces molécules sont accessibles en pharmacie sans prescription. Dans ces cas-là, c’est le pharmacien qui conseille ses clients sur les précautions à prendre en cas d’utilisation des antihistaminiques. (4)

L’étude du Dr Stéphane Arminjon
Lorsque la Covid 19 est arrivée en France, les autorités sanitaires étaient démunies. Les médecins de ville ont tenté malgré tout de soigner leurs patients. Le Dr Stéphane Arminjon en lien avec d’autres de ses collègues a décidé de publier une étude réunissant des patients ayant été traités avec des antihistaminiques de deuxième génération.

Les molécules utilisées étaient : la cétirizine, la desloratadine et la lévocétirizine. Dès mars 2020, ils ont publié leurs premiers résultats portant sur 26 patients. C’était un petit échantillon, ce dont ces médecins avaient conscience, mais ces données étaient si probantes qu’ils ont voulu les publier.

En 5 jours de traitement, 95% de leurs patients étaient remis sur pied et n’avaient plus aucun symptôme alors que certains avaient été hospitalisés. Une amélioration sensible opérait chez les patients au bout de 6 heures en moyenne. Ces résultats ont d’emblée intéressé de nombreuses équipes médicales dans le monde. Les retours des médecins à l’étranger ont été très positifs. En revanche, l’université n’y a pas prêté beaucoup d’attention.

Le Conseil de l’ordre à, quant à lui, préféré poursuivre devant la justice ordinale ces courageux médecins qui osaient proposer des solutions pour soigner les patients alors que les autorités sanitaires leur conseillaient de rester chez eux.
L’histamine déjà étudiée dans les infections virales
Pour le Dr Stéphane Arminjon, cette procédure est incompréhensible. En effet, si avec ses collègues, ils ont pensé aux antihistaminiques, c’est aussi parce qu’il existe de solides arguments dans la littérature scientifique pour démontrer l’utilité de ces médicaments dans la lutte contre les infections virales. Ils ont ainsi été utilisés avec succès contre le dangereux virus de Marburg ou encore Ebola. (5) De même, il a été démontré que les antihistaminiques pouvaient être efficaces pour réduire l’inflammation. (6)

D’autres travaux ont conclu à un lien positif entre le fait de stabiliser l’activité des mastocytes, qui produisent l’histamine et le traitement de la Covid 19. Dans cette étude, les médecins ont eu recours à des antihistaminiques et de la vitamine D. (7)

Dès septembre 2020, l’hypothèse du Dr Stéphane Arminjon se trouve consolidée par deux autres publications :

l’une démontre que le SARS-cov 2 active les cellules mastocytaires et déclenche ainsi une libération d’histamine ; (8)
l’autre indique que l’hyper-inflammation remarquée dans la Covid 19 s’apparente à un dysfonctionnement des mastocytes. (9)

Il existe de nombreuses autres études allant dans le même sens. (2) L’une d’entre elles porte sur 78 000 personnes. Elle a été menée à Tarragone en Catalogne. Elle confirme le rôle protecteur possible des antihistaminiques face à la Covid 19. (10)

Cette publication date de décembre 2020. À ce moment-là, pour de très nombreux médecins à travers le monde, le doute n’est plus possible : la prise d’antihistaminiques peut être bénéfique pour les patients atteints de la Covid 19.
Une prescription sans AMM
Que reproche-t-on au Dr Stéphane Arminjon et à ceux de ses confrères, qui comme lui, ont cherché à soigner leurs patients ? Ces médecins ont utilisé des molécules, qui étaient à leur disposition, mais ils l’ont fait hors AMM. Il s’agit de l’autorisation de mise sur le marché. Celle-ci désigne pour chaque médicament un usage précis. Or, les antihistaminiques sont prévus pour lutter contre les allergies.

Les médecins ont le droit d’administrer des médicaments hors AMM à deux conditions :

la première est qu’il ne doit pas y avoir de traitement officiel pour le mal qu’ils entendent soigner avec la molécule qu’ils ont choisie ;
la deuxième est qu’il doivent bien spécifier au patient leur démarche et les risques éventuels que ces derniers encourent. C’est une obligation d’information renforcée.

Le Dr Stéphane Arminjon et ses collègues ont commencé leur traitement à un moment où il n’y avait ni vaccin, ni aucun traitement contre la Covid 19. Par ailleurs, ils ont parfaitement informé leurs patients et leur famille de ce qu’ils faisaient sans compter que leurs patients n’ont pas eu d’effets secondaires notables et que 95% d’entre eux ont guéri dans les 5 jours ayant suivi le traitement.

Et aujourd’hui, deux ans plus tard, les études qui montrent que leur démarche était utile sont très nombreuses. Le dossier scientifique tient parfaitement la route.

Une théorie qui répond aux débats sur de nombreux traitements anti Covid 19
Une autre étude est venue renforcer l’hypothèse de l’effet préventif, voire curatif des antihistaminiques d’une manière inattendue. Ces travaux, effectués en France, portait sur une population de patients psychiatriques. Ces derniers risquaient moins d’être intubés à cause de la Covid 19 que les autres patients. Pourquoi ?

L’explication viendrait du fait que ces patients consomment des molécules protectrices. Ce sont des antidépresseurs connus : la fluoxétine, la paroxétine, l’escitalopram, la venlafaxine, et la mirtazapine. Tous ont un effet antihistaminique. (11)

D’autres traitements connus pour leur effet antihistaminique ont également été présentés comme potentiellement utiles contre la Covid 19. Il s’agit de la vitamine D, de la quercétine, de l’ivermectine, de l’hydroxychloroquine ou encore de l’artemisia annua, utilisée à Madagascar.
Un espoir pour les Covid 19 longues
Aujourd’hui l’ensemble de ces travaux présentent un intérêt par rapport au Covid long.

En effet, il n’existe aucun traitement officiel contre cette maladie.

Les patients peinent à retrouver une vie normale des semaines, voire des mois après avoir été infecté par le virus.

Le Dr Stéphane Arminjon est convaincu que les anti-histaminiques constituent une partie de la réponse à apporter.

Toutefois, cette tendance mérite d’être confirmée par d’autres travaux.

Affaire à suivre !

Jérôme

Références:

(1) https://www.senat.fr/rap/r09-685-1/r09-685-1.html
(2) https://crowdbunker.com/v/bfwrD4xh
(3) http://acces.ens-lyon.fr/acces/thematiques/immunite-et-vaccination/thematiques/immunite-innee-barrieres-naturelles-et-reaction-inflammatoire/les-mediateurs-de-l2019inflammation
(4) https://www.pharmashopi.com/antihistaminique-liste-pxl-178_706_716.html
(5) https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26202243/
(6) https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fmicb.2018.02643/full
(7) https://www.cebm.net/covid-19/mast-cell-stabilisers-leukotriene-antagonists-and-antihistamines-a-rapid-review-of-effectiveness-in-covid-19/
(8) https://www.biolifesas.org/EN/10.23812/20-1-E
(9) https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7529115/
(10) https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7733229/
(11) https://www.nature.com/articles/s41380-021-01021-4

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